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Longtemps cachée, déniée, considérée comme honteuse par ses victimes, la violence domestique n’en est pas moins une réalité concrète qui tue, dans notre pays, une femme toutes les deux semaines et qui coûte des millions de francs par an à la société civile.
Dès lors, ce type de violence ne peut plus être considéré comme relevant uniquement de la sphère privée. L’isolement des victimes, dû à l’incompréhension du phénomène, aux préjugés, à la peur et à l’ignorance de structures d’aides, n’est plus admissible.
Cet ouvrage parle de succès, d’échecs, d’espoirs, et il cherche avant tout à rendre sensible chaque citoyen à ce qui devrait être une évidence : prévenir la violence domestique et en faire une affaire de santé publique.
Site internet des Editions PPUR
Ces pages internet sont dédiées à la lutte contre la traite des êtres humains. Elles répondent à la volonté de prévenir ce crime, de protéger les victimes et de poursuivre les réseaux criminels.
Il référence toutes les informations utiles à la compréhension et à la prévention de la traite des êtres humains dans le canton de Genève et donne la possibilité de télécharger et /ou commander les brochures de sensibilisation destinées aux victimes et aux témoins, disponibles en neuf langues.
Les colloques, conférences, films, festivals, etc organisés sur ce thème seront également signalés en ligne.
Contact : Fabienne Bugnon, secrétaire générale adjointe,
Lire aussi, dans la revue REISO, l’article de Fabienne Bugnon : « La déqualification des femmes issues de la migration »
Cet ouvrage vient de remporter le Prix Chronos 2014, prix littéraire intergénérationnel organisé par Pro Senectute.
Léo refuse d’accepter l’attitude de ses parents envers son grand-père Hippolyte. En effet, ces derniers ne s’adressent plus à lui que pour le réprimander pour ses frasques ou lui reprocher son dernier oubli en date. Parce que, de fait, à 79 ans, Hippolyte est clairement en train de perdre les pédales… mais Léo préfère l’aimer ainsi que se prendre la tête.
Quand ses parents décident de placer le vieillard dans une maison de retraite (remplie, aux dires de ce dernier, de dégénérés qui ne savent pas tenir une fourchette), Léo se révolte vraiment, et manigance avec son grand-père de partir ensemble faire un petit voyage en cachette… Ils prévoient des alibis crédibles, une carte de banque, un itinéraire, et l’aventure commence. C’est Hippolyte qui a choisi la destination : un endroit où il a séjourné durant sa jeunesse, avant son mariage, et qu’il a toujours voulu revoir.
Léo découvrira sur place que les charmes de la région ne sont pas les seuls que son grand-père voulait retrouver et que les années et les mariages de raison n’effacent pas toujours les véritables passions…
Le minimum vital social est au cœur de l’aide sociale et une référence centrale dans la politique sociale suisse. Il permet aux personnes en situation de pauvreté de mener une vie dans la dignité et de participer à la vie de la société. La CSIAS a élaboré un document de base qui présente la conception du système du minimum vital social dans l’aide sociale. Par ailleurs, il explique le développement et les raisons historiques de ce système.
Rappelons que, selon les normes CSIAS, le minimum vital social a pour but non seulement d’assurer la survie physique, mais également de permettre la participation à la vie sociale et professionnelle. Le minimum vital social comprend plusieurs composantes liées aux besoins : frais de logement, frais de santé, forfait pour l’entretien et prestations circonstancielles. Le minimum vital social est complété par des prestations à caractère incitatif.
La brochure en format pdf
La formation professionnelle, et en particulier le système dual (ou par alternance) qui combine apprentissage théorique en école professionnelle et apprentissage pratique en entreprise est le modèle dominant en Suisse et en Allemagne. Lieu de socialisation professionnelle privilégié, la formation professionnelle a cependant peu été étudiée dans une perspective féministe.
Au carrefour entre système scolaire et marché du travail, la formation professionnelle est traversée par les mécanismes de discrimination de ces deux espaces distincts, tous deux largement étudiés. L’objectif de ce numéro est de questionner la formation professionnelle comme espace propre de production du genre, dans le sens où l’enjeu est de produire de futur·e·s professionnel·le·s prêt·e·s à entrer dans un marché du travail et des professions sexuées.
Les articles abordent le système de formation professionnelle dans son ensemble, des filières spécifiques, comme les formations agricoles, les interactions en classe ou encore le choix professionnel des jeunes femmes. A partir de perspectives croisées entre France, Allemagne et Suisse, se dégagent des lignes de force. Ainsi, la conformité aux normes de genre apparaît-elle comme enjeu dès l’orientation professionnelle, mais également lors des procédures de sélection et tout au long de la formation. Les jeunes apprennent que les frontières du genre ne doivent pas être transgressées. Ces frontières leur étant en outre rappelées au travers de l’usage massif des stéréotypes et de la division sexuelle du travail. Autre élément récurrent : l’hostilité face à une présence plus massive de l’autre sexe dans les métiers. Cette peur de l’avancée en mixité permet d’expliquer la permanence du discours sur les pionnières et les pionniers, dans le champ professionnel comme dans celui de la recherche sur l’orientation et la formation professionnelle.
L’Allemagne négocie le tournant démographique, privilégiant le bénévolat citoyen et le soutien aux proches aidants, créant des solutions de quartier et des modèles d’habitat qui favorisent le maintien à domicile et la continuité de la vie sociale des plus âgés.
Durant trois jours, une cinquantaine de directrices et directeurs, cadres et membres des conseils et comités des EMS genevois ont participé au voyage d’étude 2013 organisé par le Fegems, entre Düsseldorf, Duisburg et Arnsberg, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Ils ont découvert une autre réalité de la prise en charge de la personne âgée, dans un contexte où le modèle communautaire et la dimension intergénérationnelle occupent une place prépondérante.
Les Actes de ce voyage analysent le contexte, notamment les divers degrés de l’assurance « Dépendances », les expériences particulières, notamment l’accueil multiculturel à Duisburg, et des projets pilotes en matière de vie citoyenne.
Les actes en format pdf
De la naissance à la mort, les existences individuelles suivent des cheminements qui, loin d’être déterminés par la seule volonté ou le hasard, s’inscrivent dans des causalités sociales et psychologiques fortes. Les auteurs, psychologues et sociologues, se fondant sur de vastes enquêtes réalisées en Suisse, aux Etats-Unis et en Allemagne, apportent un éclairage original sur les « parcours de vie ».
De l’adolescence au grand âge, cet ouvrage analyse les étapes et les transitions marquant ces trajectoires, en soulignant les défis propres à chacune et les stratégies d’adaptation déployées par les individus. Si ces trajectoires sont marquées par des contraintes biologiques et le contexte historique, elles le sont tout autant par l’horloge sociale qui, tant du point de vue familial que professionnel, rappelle à chacun son heure.
De cette combinaison d’influences se dégagent, dans toute leur complexité, les « parcours de vie » caractéristiques du temps présent.
Site internet des Editions PPUR
La peur de souffrir, celle de ne plus se sentir respecté comme individu et celle de la perte de contrôle sont parmi les plus grandes préoccupations des malades en fin de vie. C’est pourquoi, à travers cet ouvrage, l’auteur voudrait nous aider à porter un regard lucide et serein sur la finitude de notre existence.
Gian Domenico Borasio, professeur ordinaire de médecine palliative au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, s’est spécialisé dans la médecine de la fin de vie d’abord en Allemagne, puis en Suisse. Son livre est une invitation à réfléchir dans le calme et sans tabou à nos priorités, nos valeurs, nos convictions et nos espoirs, si possible dans un dialogue avec les êtres qui nous sont chers.
Au cours de notre existence, ces réflexions restent rares et nous nous y consacrons souvent tardivement. C’est notre liberté de prendre, ici et maintenant, le temps nécessaire à cette introspection.
ndlr: une 2e édition est sortie en 2017
Cette édition 2014 de la revue d’égal à égalE ! apporte un éclairage particulier sur la conciliation entre emploi et famille au travers du travail à temps partiel des pères. Le titre « Temps partiel. Pour des hommes 100% performants » postule que la réduction du temps de travail des hommes contribue à une pleine performance dans tous les domaines de leur vie. Il contribue aussi à changer les mentalités dans le monde du travail, pour une meilleure répartition et un meilleur équilibre des domaines professionnel et privé. D’après les chiffres 2013 de l’Office fédéral de la statistique, 58% des femmes exerçant une activité professionnelle sont à temps partiel contre seulement 14% des hommes.
Ce 14ème numéro donne la parole aux actrices et acteurs d’institutions publiques et d’entreprises privées.
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Créée en 2002 grâce au soutien de la Fondation Leenaards, la méthode des « quartiers solidaires » menée par l’unité Travail social communautaire de Pro Senectute Vaud vise à créer, renouer, développer et entretenir les liens sociaux pour améliorer la qualité de vie et l’intégration des aînés dans un village ou un quartier. Elle encourage les habitants, et en particulier les plus âgés, à influer sur leur propre environnement, en organisant eux-mêmes des projets selon leurs besoins, ressources et envies.
Ce programme compte désormais dix-sept « quartiers solidaires » (de 3000 à 12’000 habitant·e·s) et deux « villages solidaires » (pour les communes plus petites) dans treize communes vaudoises. 300 seniors sont impliquées de manière continuelle, 3’000 participent aux projets et activités et 16’500 citoyen·ne·s sont informés.
Les « quartiers solidaires » ont désormais leur propre site internet, qui s’adresse à toute personne intéressée par le travail social communautaire. Chaque projet en cours ou abouti possède sa page, qui comporte un agenda, la liste des activités proposées et les publications dans les médias. Avec des dizaines d’articles de presse, vidéos et témoignages, le site valorise l’action des seniors dans leur quartier ou commune.
Par ailleurs, le premier numéro du trimestriel « Quartiers solidaires : regards croisés sur les pratiques communautaires vaudoises » vient de paraître. Tirée à 10’000 exemplaires, cette publication est destinée aux personnes et institutions impliquées dans les divers projets communautaires. Pour Alain Plattet, responsable de l’unité Travail social communautaire de Pro Senectute Vaud, ces deux outils désormais indispensables donnent une large place à celles et ceux qui font vivre les projets et assurent la réussite de la méthode.
La réactualisation de cette brochure devrait permettre de répondre à une demande constante et importante – près de 15’000 exemplaires déjà diffusés dans les éditions précédentes, tant de la part de patients que d’institutions hospitalières, d’associations ou de médecins privés.
Cette brochure, d’une cinquantaine de pages, offre des conseils pratiques pour rédiger des directives anticipées en vue d’une hospitalisation en psychiatrie et répond à des questions telles que : « Quand a-t-on perdu le discernement ? » « Quelles conditions remplir pour que vos directives anticipées soient valables et applicables ? » « A qui les communique-t-on ? » « Combien de temps sont-elles valables ? » Elle propose aussi un schéma de rédaction possible et des pistes de réflexion pour que leur rédaction soit la plus précise et exhaustive possible.
Shirin Hatam est juriste, LL.M. et titulaire du brevet d’avocate. Elle est responsable des questions juridiques chez Pro Mente Sana Suisse romande.
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Le chômage est souvent vu comme une question éminemment économique, avec des répercussions importantes, parfois dramatiques, sur le plan individuel et social. Cet ouvrage s’intéresse en revanche à sa dimension politique et à l’analyse des conflits entre acteurs collectifs qui interviennent dans ce domaine ainsi que de leurs rapports avec le cadre institutionnel.
Les auteurs montrent, au moyen d’une approche néo-institutionnaliste, qu’il existe un lien entre, d’une part, la conception dominante de l’Etat-providence et les approches institutionnelles envers le chômage, et, d’autre part, les mobilisations collectives portant sur des thèmes liés au chômage, à ses causes, ses conséquences et sa résolution. Dans cette perspective, la manière dont l’Etat définit l’accès et le droit à la prévoyance sociale, et plus particulièrement à l’assurance-chômage, influence et canalise l’intervention des acteurs collectifs dans le domaine public autour des enjeux liés au chômage, car elle constitue une structure d’opportunités institutionnelles et discursives spécifique à ce champ politique.
L’ouvrage reconstruit ces liens entre institutions et mobilisation au moyen d’une analyse détaillée des revendications politiques autour du chômage dans les années 90. Il propose aussi une analyse des processus de délibération dans l’arène politique et au sein de réseaux de coopération ou de conflit moins institutionnalisés. Finalement, il produit une analyse des dynamiques internes de la mobilisation des chômeurs en lien avec leur organisation et leur impact politique.
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Dans sa prise de position générale publiée le 8 avril 2014, la Coordination politique des addictions (NAS-CPA) juge insuffisantes les politiques drogues actuelles et propose de réglementer le marché, avec des pistes précises pour le cannabis.
Le document analyse la situation actuelle du marché des substances psychoactives en Suisse et l’éventail exhaustif des formes possibles de régulation qui émergent autour du globe. Le marché noir a des impacts négatifs sur la santé des consommateurs et leur intégration sociale. Il a aussi des conséquences négatives pour les tiers et la société – tant sur le plan de la sécurité et de l’ordre publics, de la santé publique ou des coûts portés par l’économie et les œuvres sociales.
Partant du constat que la guerre contre la drogue a échoué, la Coordination recense les modèles de marchés alternatifs qui se multiplient autour du globe. Depuis l’interdiction absolue jusqu’à la libéralisation totale, ces différents modèles sont examinés en fonction de ses quatre objectifs de base :
A la lumière de ces objectifs, la Coordination estime qu’il importe de faire évoluer la politique des drogues dans la direction de la décriminalisation et avec des modèles de régulation du marché de l’ordre de la légalisation / réglementation, cette option permettant simultanément de mieux réglementer l’accessibilité des stupéfiants en fonction du degré de risque et du groupe-cible.
En ce qui concerne spécifiquement le cannabis, le document souligne que lorsque le marché est géré par le biais d’une distribution d’État ou sous licence d’État, le contrôle est alors possible, ce que le marché noir ne permet pas. Dans ce cas, les ressources épargnées du côté des poursuites du trafic de rue par la police et la justice peuvent être injectées ailleurs (particulièrement pour la prévention, le dépistage et l’intervention précoces, les efforts pour faire respecter l’interdiction par les jeunes, ou le renforcement du sentiment de sécurité des tiers, etc.). De plus, d’autres ressources peuvent être générées par le produit des taxes sur le monopole d’État et des emplois créés.
En se fondant sur la situation nationale et internationale, la Coordination recommande donc de décriminaliser la consommation et la culture de cannabis pour l’usage personnel ou de le légaliser, comme cela a été fait par exemple dans les États de Washington et du Colorado aux États-Unis. L’instauration de Cannabis Social Clubs, où la consommation en privé et la culture pour usage personnel sont tolérées, mais non légalisées expressément, serait possible compte tenu du cadre juridique suisse actuel. Dans le cas d’un mode de régulation du cannabis inspiré du modèle du Colorado ou de Washington, une adaptation des lois serait nécessaire.
A l’attention des communes, des cantons, de la Confédération et des professionnel.le.s des addictions, la Coordination suggère d’expérimenter de nouvelles solutions par le biais de projets pilotes.
Position en format pdf
Les professions de l’éducation en général présentent un déficit d’image. Outre la croyance tenace que s’occuper de jeunes enfants est à la portée de tout le monde, elles sont difficilement évaluables dans leurs effets concrets et relèvent donc dans une grande mesure de l’indicible.
Les auteurs s’appliquent à déployer une réflexion concrète sur des processus d’action éducative auprès de jeunes enfants dans le contexte des institutions de la petite enfance. Ils rendent compte de recherches basées sur des méthodes d’observation et des expérimentations qui sont conduites avec les éducateurs. Leur objectif est de comprendre ce qui se joue au quotidien pour chaque enfant accueilli et pour sa famille. Comment construire dans la durée, et par un agir réflexif systématiquement mis en œuvre, un socle de pratiques éducatives qui favorise le développement de chacun, les relations entre enfants, et avec les adultes, professionnels et parents, qui s’occupent d’eux ? Comprendre pour agir constitue un défi pour la reconnaissance de l’importance de la « qualité au bout du geste » dans l’accueil des tout-petits, et au-delà pour celle des professionnels qui en ont la responsabilité.
Interview de Gil Meyer et Annelyse Spack sur cette page du site internet des Editions érès
Les chiffres révélateurs :
Au niveau national, l’Observatoire suisse de la santé prévoit une augmentation globale d’au moins 40% du nombre de personnes dépendantes de 65 ans et plus entre 2010 et 2030.
Au niveau genevois, l’Office cantonal de la statistique prévoit que la population de plus de 80 ans va passer de 20’800 personnes en 2010 à 42’800 en 2040.
Les 6 axes stratégiques en bref :
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Le suicide est une des trois principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Pourquoi, comment, dans quelles circonstances se donne-t-on la mort à un âge avancé ? Quelles sont les conséquences sur la famille et l’entourage ? Même si une certaine idéologie le présente comme un acte de courage presque nécessaire, le suicide demeure par essence un acte de désespoir face à la douleur physique et psychique. Le projet de mourir peut aussi survenir dans un mouvement de révolte, de clivage affectif et émotionnel, associé à un désir de toute-puissance sur la vie et la mort, mais également sur autrui. Les conséquences sur les générations suivantes et l’entourage sont redoutables.
La prévention du suicide de la personne âgée est plus complexe et plus difficile que celle de l’adolescent tandis que le risque létal est plus élevé. L’auteur offre ici une synthèse concernant les données épidémiologiques, les différents type de conduites suicidaires, les facteurs de risques, les signes précurseurs. A l’heure des débats sur l’euthanasie et le suicide assisté, elle met en évidence la souffrance des personnes suicidaires et celle des soignants et donne des pistes pour y faire face.
Marguerite Charazac-Brunel est psychanalyste (SPP, IPA), expert près la Cour d’appel de Lyon. Elle a une longue expérience de pratique clinique en service d’urgence et en formation à la prévention du suicide et exerce en cabinet privé. Docteur en psychologie clinique et psychopathologie, elle est chargée d’enseignements à l’université catholique de Lyon.
Site internet des Editions érès
Pour la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS), une époque touche à sa fin : au terme de 15 ans de présidence, Walter Schmid va démissionner de sa fonction en mai 2014. Persuadé que la CSIAS assume une fonction de bâtisseur de ponts dans un contexte politique très difficile, il jette un regard sur les défis futurs auxquels l’association et l’aide sociale seront confrontées. Extraits.
« L’aide sociale est souvent associée à l’Etat social, bien que les dépenses qui lui sont consacrées ne représentent pas plus de 2% de toutes les dépenses sociales et des transferts sociaux. De telles distorsions dans la perception de l’aide sociale par l’opinion publique constituent de véritables défis. »
« En comparaison internationale, le rôle de la CSIAS est unique. Tous les acteurs sont réunis au sein de l’association. Cela permet d’intégrer les voix dominantes à la recherche de solutions. (…) Le revers de la médaille, c’est que la Confédération ne s’intéresse pas beaucoup à l’aide sociale, qui ne fait pas partie de son domaine de compétences, et que même les cantons n’accordent que très rarement une haute priorité à cette problématique. »
Lire aussi l’artice d’Ueli Tecklenburg pour REISO : « Alliances contre la baisse de l’aide sociale » du 26 mars 2014
Zeso en ligne
Le 1er janvier dernier le Colorado mettait en place le premier marché légal du cannabis récréatif au monde et, dans quelques mois, l’état de Washington et l’Uruguay feront de même. Ces développements ont aussi une incidence en Suisse avec plusieurs villes incluant Genève, Zurich, Bâle, Berne et Winterthur, qui discutent de la mise en place d’un marché régulé pour cette substance. Le débat sur le cannabis est donc relancé et, ici comme ailleurs, il y a fort à parier qu’il sera à nouveau très émotionnel entre ceux prônant l’abstinence et ceux souhaitant la fin de l’interdiction.
Si nous ne pouvons pas empêcher certaines polémiques de refaire surface, nous avons au moins voulu enrichir le dialogue d’une bonne compréhension des modèles de régulation qui existent ou qui sont prévus dans les Amériques mais aussi en Europe. Une telle revue nous a permis d’identifier les approches concrètes concernant, par exemple, la taxation, les lieux de vente et les quantités vendues, la détection des consommateurs problématiques ou le contrôle de la dangerosité du cannabis dans un marché régulé. Peut-être cela servira-t-il à apaiser quelque peu le débat et à lui donner un contenu plus concret. C’est là notre souhait.
Frank Zobel, adjoint scientifique de la direction, et Marc Marthaler, collaborateur scientifique à Addiction Suisse
Le rapport en format pdf
Les ressources sociales ont un effet positif sur la santé : les personnes isolées socialement ont, entre autres, une espérance de vie nettement plus courte et beaucoup plus de risques de tomber malades que celles qui sont bien intégrées.
Une étude de l’Obsan montre que le niveau des ressources sociales dont bénéficie la population en Suisse est élevé en comparaison européenne. Rien n’indique que ces ressources ont diminué d’une manière générale ces derniers temps.
Pourtant, en Suisse, certains groupes de population particulièrement vulnérables souffrent d’isolement social, d’un manque de soutien et de solitude.
Résumé et étude en ligne
L’éthique médicale au quotidien : un avis américain
Recension (et traduction) par Jean Martin
William T. Branch a été directeur de la médecine interne générale à l’Université Emory, Atlanta, grand centre académique des Etats-Unis. Il enseigne aussi les « medical humanities ». L’évolution qu’il décrit mérite qu’on s’y arrête : « J’étais étudiant puis résident en médecine dans les années 1960, époque où le statut de la médecine comme ‘système de croyance‘ avait atteint un sommet. Le décor avait été planté par plusieurs ‘miracles’, dont la découverte des antibiotiques et d’autres médicaments dans les années 30 et 40. Ma génération était entrée en médecine porteuse d’une véritable foi dans l’objectivité scientifique. Nos maîtres travaillaient dans les laboratoires et nous parlaient de consécration au travail et de sacrifice. »
Ne pas faire souffrir. « Epuisés par le manque de sommeil et par certaines pratiques futiles – qualificatif rarement utilisé à l’époque – mes collègues et moi nous battions jusqu’à la dernière extrémité pour sauver la vie de patients incurables et en phase terminale. Ces malades en souffraient énormément et je n’arrivais pas à réconcilier l’image idéaliste que j’avais de moi-même avec une réalité macabre : tel patient emphysémateux que j’avais intubé et transféré cinq fois en soins intensifs avant qu’il ne finisse par mourir ; une femme semi-comateuse après chimiothérapie, sans chance de survie et qui se débattait alors que je cherchais chez elle une voie veineuse ; un homme porteur de métastases multiples sur le thorax duquel je pompais furieusement. J’ai réprimé ces souvenirs durant près d’une décennie, incapable d’y réfléchir jusqu’à ce que je vive un côté plus humaniste de la médecine. »
« C’est quand nous avons rencontré une impasse, dans les années 1970, que les praticiens ont commencé à se poser des questions. Les améliorations en termes de respirateurs et de soins intensifs permettaient de faire vivre des patients terminaux des semaines et des mois encore, dans un était semi-conscient ou comateux, prolongeant leur existence d’une manière qui ne rimait à rien (pointless). Le caractère indigne de ces pratiques pour les patients et l’aggravation de leur souffrance étaient flagrants. »
C’est depuis lors, note Branch, que les compétences de communication, la bioéthique et plus tard les soins palliatifs on trouvé place dans la formation médicale.
Autonomie du patient, c’est lui qui peut juger de sa dignité. « Le fait de voir des patients perdre leur autonomie, perdre le contrôle et perdre eux-mêmes (loss of the self) m’a amené à une autre attitude. Nous pouvons traiter la douleur mais nous ne pouvons pas renverser le démantèlement de la personnalité à mesure que la maladie progresse. Qui a souffert – et est revenu – d’expériences qui menacent l’identité de la personne peut témoigner que c’est une horreur. »
Signification de la souffrance – Y a-t-il une bonne souffrance ? « Des sages ont cru que la souffrance a une signification spirituelle. Pour ma part je prétends que, nous devons être au côté de nos malades et nous opposer à leur souffrance. Nous devons être les avocats de ce qui leur fait du bien. » Dans le cas où le patient estimerait que c’est ainsi qu’on doit vivre, il ne s’agit certainement pas de lui refuser la liberté de supporter une situation de grande souffrance sans traitement optimal de la douleur. Mais ce qui n’est plus admissible c’est l’éventualité que les soignants imposent une telle vision aux malades ; en les ‘contraignant à souffrir’, par omission ou, pire, refus explicite d’une antalgie suffisante. Occasion de rappeler cette formule qui surprend certains : « En matière de soins, c’est d’abord la morale du patient qui compte, pas celle du professionnel. »
En Suisse. La situation « d’objectivité scientifique occultant l’humain » a-t-elle été comparable à ce qu’il dit des Etats-Unis ? Il se peut que cet aspect de « foi indiscutable dans le pouvoir de la médecine », menant à des pratiques ne considérant pas adéquatement la personne et ses propres besoins, y ait été plus marquée que chez nous. Mais les tendances étaient les mêmes. Et beaucoup pourraient dire comme lui : « Médecin ordinaire m’occupant de malades, j’ai fait l’expérience d’un virage de l’arrogance ou de l’orgueil scientifique (hubris) vers une attitude plus marquée par la compassion. »
En s’appuyant sur sa pratique de la psychothérapie et du diagnostic clinique et neuropsychologique d’adultes vivant avec le syndrome d’Asperger, l’auteur présente une vision différente de leur expérience, qui se veut fidèle à leur subjectivité et leur intériorité.
Cet ouvrage propose de comprendre de l’intérieur le psychisme, les fonctions cognitives et l’affectivité des personnes Asperger souffrant de troubles du spectre autistique. Sa description de la subjectivité autistique apporte des contributions inédites aux théories des neurosciences et de la psychanalyse. Des pistes pour la psychothérapie des personnalités autistiques qui visent à renforcer leurs spécificités psychiques plutôt qu’à les transformer sont ici évoquées.
Pour elle, l’autiste préfigure l’homme normal de demain pris dans un tourbillon d’informations et de sensations qu’il échoue à comprendre, incapable de créer de véritables liens avec autrui malgré l’interconnexion médiatique de nos sociétés. Elle nous invite à nous intéresser à l’expérience des autistes et Asperger pour reconsidérer les conditions de la socialisation, du lien et de l’humanité.
Myriam Noël-Winderling est linguiste et psychologue. Après une carrière en milieu hospitalier universitaire, elle pratique en consultation privée l’expertise en neuropsychologie et la psychothérapie. Elle exerce à Genève.
Voir sa présentation de l’ouvrage sur Youtube, 9 minutes.
Site internet des Editions érès
L’abus d’alcool représente une lourde charge non seulement pour les personnes concernées, mais aussi pour la société toute entière. Les coûts sociaux de la consommation d’alcool en Suisse ont atteint 4,2 milliards de francs en 2010.
Avec 3,4 milliards de francs, les entreprises et l’économie en général paient le plus lourd tribut à l’alcool. Les entreprises supportent 1,7 milliard de pertes. Elles sont occasionnées principalement par des absences dues à la consommation d’alcool ou une capacité de travail réduite. L’économie de manière générale supporte également des coûts de 1,7 milliard, en raison des pertes de productivité liées aux décès prématurés et aux départs à la retraite anticipés.
Les pertes de productivité directement liées à l’alcool ont été calculées sur la base d’un questionnaire réalisé en 2010 dans les entreprises. En plus, il a été procédé pour la première fois à une évaluation du temps total perdu en raison de décès prématurés ou de maladies liés à l’alcool, ainsi que de départs à la retraite anticipés.
La souffrance individuelle, la douleur ou une perte générale de qualité de vie n’ont pas été pris en compte.
Résumé français 7 pages en format pdf. Etude en allemand 118 pages en format pdf
Cet ouvrage jette un regard neuf sur les méthodes de recherche dans le champ des déficiences intellectuelles. Il aborde différentes manières de rendre compte scientifiquement des questions relatives à la déficience intellectuelle et s’intéresse aux postures et méthodologies nouvelles à une période marquée par la transformation des paradigmes du handicap.
Des thèmes comme l’articulation entre la réflexion épistémologique et le choix des dispositifs et des méthodes, les défis liés à la construction et la validation des outils ou stratégies innovantes, la place de la personne avec une déficience intellectuelle dans la recherche ou encore les précautions à prendre pour respecter son droit à la protection et à la participation sont au cœur de ce livre. Les auteurs esquissent les contours de postures nouvelles tant dans la recherche comparative que dans les plans expérimentaux à cas unique, la recherche qualitative ou la recherche collaborative et émancipatrice. Conçu comme un manuel, chaque chapitre est accompagné d’exemples tirés de travaux scientifiques publiés, d’un choix de lectures et finalement d’exercices permettant l’approfondissement.
Geneviève Petitpierre est professeure de pédagogie spécialisée à l’Université de Fribourg
Britt-Marie Martini-Willemin, docteure en sciences de l’éducation, est collaboratrice scientifique à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education de l’Université de Genève
Livre en version papier ou e-book. Site internet Peter Lang
Depuis 1999, le Dr Juliette Buffat répond dans les médias aux innombrables questions que les gens se posent sur leur sexualité. Riche de vingt-cinq ans d’expérience clinique, elle présente dans ce livre les problématiques les plus fréquentes auxquelles les hommes et les femmes sont confrontés au cours de leur vie, par décennies, façon originale d’aborder les différentes étapes du développement psychosexuel humain. Des bébés aux aînés, en passant par l’adolescence et le mariage, homo ou hétérosexuels, célibataires ou en couple, vous allez tous vous retrouver dans ce guide et savoir si vous êtes comme la majorité de vos contemporains.
Cet ouvrage est destiné au grand public, mais aussi à tous les soignants et travailleurs sociaux qui peuvent être confrontés dans leur pratique aux questions de leurs patients autour de la sexualité, et ceci à tous les âges de la vie.
Ce livre est destiné à donner des clés de compréhension au sujet des différentes problématiques sexologiques présentées par les femmes et les hommes, jeunes et moins jeunes, ainsi que des indications pour orienter l’anamnèse et différents outils ou approches thérapeutiques.
Site internet des Editions Favre
Glorieuse fondation que celle de la Croix-Rouge genevoise, qui a été créée trois fois. En 1864, à l’initiative des fondateurs du CICR, le général Dufour et Henry Dunant. En 1889, avec le lancement de la Société des Dames de la Croix-Rouge et en 1914 avec la fondation de l’institution telle qu’on la connaît aujourd’hui. Pendant 150 ans, en temps de guerre comme en temps de paix, la CRG a aidé des centaines de milliers de blessés, de prisonniers, d’enfants, de mères, de personnes âgées et d’adultes vulnérables à Genève. Elle a été à l’origine de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, elle a lancé les premiers soins à domicile et fourni à l’hôpital cantonal sa première ambulance. Pendant 150 ans, des centaines de collaborateurs, de bénévoles et de donateurs se sont engagés sans compter pour secourir, soigner, éduquer, chercher des fonds.
Les six auteurs, Guy Mettan, François Bugnion, Jean-François Pitteloud, Serge Nessi, Philippe Bender et Serge Bimpage racontent cette épopée, remplie de succès mais aussi jalonnée de soucis financiers et de ruptures déchirantes. Sans concession mais avec empathie, ils racontent l’histoire de ce qui reste la plus belle aventure humanitaire du monde.
Le livre met en relief les contextes philosophiques et sociopolitiques à travers lesquels la CRG a évolué. Ils valorisent aussi nombre de documents inédits qui se trouvent dans les archives et qui n’avaient encore jamais été exploités : rapports d’activités, procès-verbaux de comités, albums de remerciements envoyés par les blessés de la Première Guerre mondiale, liste des convois d’enfants de 1947 à 1948, et photographies qui ont une réelle valeur de témoignage et dont le livre est largement illustré.
Dans la première partie, M. Guy Mettan présente « la CRG de 1864 à 2014, une brève histoire » et « Les dates essentielles de la CRG ». Ensuite, M. François Bugnion apporte des précisions relatives à « La fondation de la Croix-Rouge à Genève » et à « L’esprit de Genève et la Croix-Rouge ». M. Jean-François Pitteloud est l’auteur de « La philanthropie genevoise au temps de Henry Dunant ». Serge Nessi se penche sur « La CRG et les guerres du XXe siècle », et Philippe Bender traite de « CRG et CRS, destins mêlés ». Finalement, Serge Bimpage nous entraîne dans une visite surréaliste : « Le 24 juin 2013, une journée de Henry Dunant à la CRG. »
La parution de ce livre donne le coup d’envoi des manifestations commémoratives prévues dans l’année.