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Breaking The Silence from Geoffroy Dubreuil on Vimeo.
Ce film a été réalisé dans le cadre du projet Breaking the Silence et grâce au soutien de la Fédération suisse des sourds, le CHUV, Dr Patrick Bodenmann (UPV-PMU), l’Ambassador Club d’Yverdon, Raymond Duruz.
L’accès à la santé des personnes sourdes n’est pas le même que celui des personnes entendantes. En 2014, aucun médecin en Suisse romande ne parle la langue des signes.
Cette remarquable vidéo incite les soignant·e·s et les étudiant·e·s en santé à faire bouger les choses…
A noter aussi la série de cours donnés les 3, 10, 17 et 24 novembre 2014 de 19 à 21h au CHUV.
Association M.E.T.I.S
La journée internationale de la femme est devenue une institution ! Chaque année, le 8 mars, les questions d’égalité et de mixité dans les domaines d’activité professionnelle ou domestique sont soulevées et les inégalités ou le manque de mixité dénoncés. Comme si, les 364 jours restants, la construction des hiérarchies et des divisions du travail ou des tâches selon le genre pouvait se perpétuer. Depuis plus de trente ans, un passage de la parole aux actes est attendu en Suisse afin que l’égalité des chances et des places deviennent une réalité.
Sans garantie de mixité déconstruit les avancées – aux apparences parfois trompeuses – en matière de mixité, dans le travail socio-sanitaire en particulier et plus généralement dans la formation. Les contributrices à ce recueil mettent en avant les mécanismes de reproduction de la non mixité, apportent des éléments de compréhension des politiques et des pratiques institutionnelles de promotion de la mixité, et examinent de manière critique le rapport complexe entre égalité et mixité.
Cet ouvrage, issu de recherches et d’analyses de mesures prises sur le terrain veut contribuer au développement d’une réelle égalité des sexes dans le monde du travail.
« Avez-vous renoncé à des soins médicaux pour des raisons économiques au cours des douze derniers mois ? » En Suisse romande, 11 à 14% des personnes interrogées répondent oui. C’est le résultat inquiétant d’une série d’études menées en Suisse romande depuis le début des années 2010. Dans le cadre de l’étude publiée par PLOS one en avril, quarante-sept médecins généralistes ont participé à l’enquête en inscrivant un échantillon aléatoire de leurs patients. La totalité de ces patients étaient assurés auprès d’une caisse maladie et 80% d’entre eux étaient Suisses. Les données principales :
BACKGROUND : Growing social inequities have made it important for general practitioners to verify if patients can afford treatment and procedures. Incorporating social conditions into clinical decision-making allows general practitioners to address mismatches between patients’ health-care needs and financial resources.
OBJECTIVES : Identify a screening question to, indirectly, rule out patients’ social risk of forgoing health care for economic reasons, and estimate prevalence of forgoing health care and the influence of physicians’ attitudes toward deprivation.
DESIGN : Multicenter cross-sectional survey.
PARTICIPANTS : Forty-seven general practitioners working in the French-speaking part of Switzerland enrolled a random sample of patients attending their private practices.
MAIN MEASURES : Patients who had forgone health care were defined as those reporting a household member (including themselves) having forgone treatment for economic reasons during the previous 12 months, through a self-administered questionnaire. Patients were also asked about education and income levels, self-perceived social position, and deprivation levels.
KEY RESULTS : Overall, 2,026 patients were included in the analysis ; 10.7% (CI95% 9.4-12.1) reported a member of their household to have forgone health care during the 12 previous months. The question "Did you have difficulties paying your household bills during the last 12 months" performed better in identifying patients at risk of forgoing health care than a combination of four objective measures of socio-economic status (gender, age, education level, and income) (R(2) = 0.184 vs. 0.083). This question effectively ruled out that patients had forgone health care, with a negative predictive value of 96%. Furthermore, for physicians who felt powerless in the face of deprivation, we observed an increase in the odds of patients forgoing health care of 1.5 times.
CONCLUSION : General practitioners should systematically evaluate the socio-economic status of their patients. Asking patients whether they experience any difficulties in paying their bills is an effective means of identifying patients who might forgo health care.
Lire notamment les comptes rendus
L’étude en ligne
Ce livre s’adresse aux parents non mariés l’un avec l’autre, à leur entourage, ainsi qu’aux professionnel·le·s concerné·e·s. Où se renseigner avant la naissance d’un enfant hors mariage ? Comment trier les informations reçues ? Comment savoir ce qui est important dans une naissance hors mariage et ce à quoi il faut faire attention ? Il donne toutes les indications pratiques concernant les démarches à accomplir, dans une première partie, en décrivant les situations de vie possibles et dans une deuxième partie, selon des thèmes classés alphabétiquement.
Le cadre social et législatif a beaucoup changé ces dernières années justifiant la réécriture complète de l’ouvrage précédemment parus sous le même titre.
Les deux changements principaux sont certainement l’abandon de la convocation systématique de la mère au moment de la naissance d’un enfant non reconnu par son père (démarche qui constituait pour l’enfant la garantie d’avoir une filiation complète) et l’autorité parentale conjointe devenant la règle pour tous les parents, quels que soient leur mode de vie et leur état civil – mais avec une démarche à accomplir pour les parents non mariés !
En version pdf (CHF 9.-) ou en version papier (CHF 18.-).
A commander sur cette page du site du CSP Vaud
Le fait d’opter pour le mariage/partenariat enregistré ou l’union libre/concubinage a des conséquences juridiques dans de nombreux aspects de la vie quotidienne.
Le guide est ainsi subdivisé en chapitres qui donnent pour les particularités, droits, références juridiques pour chacun des deux régimes de vie commune :
Et en annexe un modèle de Contrat de concubinage.
En version pdf (CHF 9.-) ou en version papier (CHF 14.-)
A commander sur cette page du site du CSP Vaud
Bien connu des lectrices et lecteurs de la revue REISO à laquelle il collabore régulièrement, Jean Martin est une des personnalités qui ont façonné le canton de Vaud. Médecin d’ici et d’ailleurs (il a passé 8 ans dans 4 continents), médecin cantonal vaudois de 1986 à 2003, il a aussi été membre de la Commission nationale suisse d’éthique et du Comité international de bioéthique de l’UNESCO.
A l’occasion de la sortie de son livre « Prendre soin, un médecin engagé dans le monde » (présentation sur REISO), entretien sur les enjeux actuels de la médecine, sur les rapports entre patients et soignants, l’éthique médicale, la santé publique, etc.
Une heure pendant laquelle le médecin commente et explique ses profondes valeurs humanistes.
L’émission en podcast
La question de savoir si les couples peuvent faire analyser l’embryon avant son implantation en vue de déceler non seulement des maladies héréditaires graves, mais aussi des anomalies chromosomiques telles que la trisomie 21 (syndrome de Down) est entre autres débattue dans le cadre de l’actuelle révision de la loi. « Ces discussions soulèvent une question fondamentale, à savoir si nous sommes en droit de classer les êtres humains entre ceux qui méritent de vivre et ceux qui ne le méritent pas, et les sélectionner en fonction », explique Marie-Thérèse Weber-Gobet, responsable de la politique sociale de Procap Suisse.
Procap craint qu’une autorisation étendue du DPI ne porte préjudice à l’égalité pour les personnes avec handicap de manière indirecte. En effet, la logique de sélection ne s’arrête pas au moment de la naissance, étant donné que la plupart des maladies et handicaps se manifestent plus tard. « La libéralisation du DPI peut affaiblir la solidarité à l’égard des personnes avec handicap. Cela, nous devons l’empêcher », affirme Marie-Thérèse Weber-Gobet.
C’est la raison pour laquelle Procap soutient la proposition du Conseil fédéral visant à utiliser exclusivement le DPI en cas de maladies héréditaires graves. Procap pose par ailleurs six exigences à respecter impérativement dans le cadre de la révision de la loi.
Position de Procap en format pdf
Une personne meurt de suicide toutes les 40 secondes, révèle le premier Rapport mondial de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la prévention du suicide qui appelle à une action coordonnée pour réduire ce nombre.
Environ 75% des suicides sont commis dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Mais le suicide est un problème qui touche le monde entier et presque toutes les tranches d’âge.
Au niveau mondial, les taux de suicide sont supérieurs chez les personnes âgées de 70 ans ou plus. Mais dans certains pays, c’est chez les jeunes qu’ils sont le plus élevés.
Fait notable : le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-29 ans dans le monde.
« Ce rapport appelle à agir face un grave problème de santé publique qui est depuis trop longtemps resté tabou » a déclaré le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS.
Le rapport en format pdf
Pendant une semaine, l’émission Vacarme s’est intéressée aux enfants placés loin de leur famille et au travail tout en subtilité accompli par les éducateur·trice·s au Foyer de Pierre-Grise, à Genthod, un foyer de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ). Ce foyer accueille des enfants entre 4 et 14 ans placés de gré ou de force dans cet internat en attendant des jours meilleurs. Problèmes parentaux, crises familiales, troubles du comportement : les raisons du placement de ces enfants sont multiples. Comment vivent-ils cette parenthèse qui peut durer plusieurs années ? Quelles sont les causes et les conditions du placement d’enfants aujourd’hui ?
Avec plusieurs éclairages :
Les parents. Certains parents ont décidé eux-mêmes de placer leur enfant. D’autres se sont vus invités par le Service de protection des mineurs ou contraints par un juge de les laisser partir en foyer. Mais les parents, même débordés, atteints dans leur santé, en crise, voire maltraitants, restent des parents…
Les crises. Comment réagir à la colère des enfants ? A Pierre-Grise les crises sont fréquentes. Elles sont souvent brèves mais il arrive aussi que les services d’urgence doivent intervenir et emmener un pensionnaire à l’hôpital pour calmer ses débordements. Ce sont les éducateurs de l’institution qui gèrent au quotidien ces situations explosives tout en construisant, jour après jour, des relations de confiance avec ces enfants en pleine rupture. Comment garder le contact face aux cris ou au mutisme ?
La direction.Bruno Chevrey dirige le foyer de Pierre-Grise depuis 6 ans mais n’y a installé aucun bureau. Il est révolu pour lui, le temps où le directeur d’une institution pour enfants régnait sur la maison comme un père de substitution. « Le but c’est que ces enfants retournent vivre chez eux et que nous finissions par devenir inutiles », rappelle-t-il. C’est dans cette perspective que Mary Jedlicka, responsable pédagogique, reçoit régulièrement les parents pour des entretiens individuels. Pour qu’ils retrouvent la force d’assumer leur rôle.
Après le foyer. Que deviennent les enfants de Pierre-Grise ? Comment construisent-ils leur vie d’adulte après une enfance en foyer ? Témoignage d’Alessandro, qui a aujourd’hui 21 ans. Entre 2000 et 2007, il a vécu dans la belle maison de Genthod : des années pour lesquelles il garde une grande tendresse. Malgré la colère et la tristesse de ne pas vivre en famille.
Les échos. Deux invités réagissent à des extraits de reportages diffusés durant la semaine : Olivier Baud, secrétaire général de la Fondation Officielle de la Jeunesse (FOJ). Joëlle Droux, historienne, spécialiste de l’histoire des politiques de l’enfance en Suisse, auteur de "Enfances en difficultés".
Les émissions en podcast
Elmedina et Gabrielle se sont rencontrées au cabinet de psychothérapie pour migrants dans lequel elles travaillent toutes deux. En faisant mieux connaissance, Gabrielle a appris qu’Elmedina était elle-même requérante d’asile et en passe d’obtenir sa naturalisation suisse. Autour d’un café, elle lui a un jour demandé : « Serais-tu d’accord de raconter ton parcours dans une bd ? » Elmedina a immédiatement accepté. Le projet était né.
L’histoire racontée dans ces pages décrit, sans les enjoliver, les faits tels qu’Elmedina les a vécus avec, en filigrane et comme fil conducteur, son histoire de migration. Elle parle également de violences conjugales, puisqu’Elmedina en a été la témoin durant de nombreuses années. Ce récit ne se veut pas un exemple d’intégration, mais un parcours parmi d’autres. Réunissant les passions des auteures pour le dessin, la photographie et l’écriture, la notion d’« intégration créatrice » prend ici tout son sens : d’une histoire difficile et jalonnée de violences et de deuils multiples a pu émerger la création artistique.
Présenté comme un conte de fées, mais pas avec le même genre de fin, ce film d’animation plaide pour que la « guerre aux drogues » cesse et pour que les politiques de la drogue adoptent de nouvelles approches avec une régulation du marché. C’est la désormais célèbre Commission globale de politique en matière de drogues qui a demandé ce film pour faire passer son message.
Lire aussi le rapport sorti le 9 septembre 2014 à New York qui explique pourquoi il faut en finir avec la « guerre », coûteuse et inefficace, et préférer d’autres démarches pour les politiques de la drogue dans le monde. Présentation sur cette page de REISO.
Parmi les membres de la Commission globale de politique en matière de drogues : Mme Ruth Dreifuss pour la Suisse (ancienne présidente de la Confédération), Kofi Annan, Richard Branson, George Shultz, Paul Volcker et d’autres anciens présidents (ceux du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique, de la Pologne ou du Portugal).
NDLR : sur un sujet si grave, parvenir à réaliser un film d’animation si court, si grand public et si clair, c’est fort ! Disponible sur YouTube aussi : les commentaires des réalisateurs et concepteurs du film.
Le film en ligne sur YouTube
La désormais célèbre Commission globale de politique en matière de drogues (Global Commission on Drug Policy) lance ce 9 septembre 2014 son rapport pour un changement radical des politiques en matière de drogues. Son but ? Que cesse la « guerre aux drogues » qui a prouvé son inefficacité, place à de nouvelles approches par une régulation du marché !
Au sommaire de ce rapport important :
La “guerre aux drogues” est perdue : place à de nouvelles approches
Principales voies vers des politiques efficaces en matière de drogues
- Accorder la priorité à la santé et à la sécurité
- Garantir un accès aux médicaments essentiels et au soulagement de la douleur
- Mettre fin à la criminalisation et à l’incarcération des usagers de drogues
- Recentrer les réponses répressives au trafic de drogues et au crime organisé
- Réglementer les marchés de la drogue pour donner le contrôle aux gouvernements
Un élan mondial vers des politiques efficaces et humaines
En plus, des références, une classification des drogues, un glossaire et des ressources.
Parmi les membres de la Commission globale de politique en matière de drogues : Mme Ruth Dreifuss pour la Suisse (ancienne présidente de la Confédération), Kofi Annan, Richard Branson, George Shultz, Paul Volcker et d’autres anciens présidents (ceux du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique, de la Pologne ou du Portugal).
Le rapport en format pdf
Ce n’est souvent qu’en cas de divorce que l’on mesure l’importance de la loi dans la vie d’un couple. Et pourtant, Cupidon pourrait sans autres ouvrir une importante étude d’avocats à lui tout seul ! Car à tous moments de leur vie commune, les membres d’un couple doivent prendre des décisions d’ordre juridique, y compris avant le mariage ! Et même les concubins qui préfèrent l’union libre n’échappent pas à l’arbitrage légal, par exemple pour ce qui concerne les enfants.
Entièrement actualisé en 2014, ce dossier de Bon à Savoir donne des informations simples, claires et précises, souvent illustrées d’exemples concrets. Un livre utile et nécessaire, voir indispensable pour tous ceux qui ont décidé que la vie n’était vraie qu’à deux. En n’oubliant pas toutefois que 1 + 1 = 2, mais que 2 - 1 = 1 + 1 !
Portail livres de Bon à savoir
Les déformations, demi-vérités et intox sont nombreuses autour de l’assurance invalidité. Le concept d’« abus dans l’AI » est depuis longtemps employé de manière… abusive. Les chiffres sont tiraillés dans un sens ou un autre. Dans le dernier numéro de la Revue Agile, les spécialistes analyses ces dérives linguistiques et numériques. Lire notamment :
Qui interprète correctement les chiffres de l’AI ?
L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) communiquait fin avril les chiffres de l’assurance invalidité (AI) pour l’année écoulée. En mai, il publiait en outre les nouvelles perspectives financières de l’AI. Rétrospectivement, on peut dire que ces informations n’ont guère provoqué de remous. Mais depuis des années déjà, on voit en particulier les partis politiques se quereller sur l’interprétation correcte des chiffres, les réactions adéquates et les éventuelles mesures à adopter.
Par Simone Leuenberger, assistante scientifique chez AGILE.CH
L’abus des « abus dans les assurances »
Depuis longtemps déjà, le concept d’abus est employé de manière… abusive pour faire de l’intox. Une combinaison de termes s’est en particulier dessinée au fil de diverses campagnes politiques : les abus dans les assurances. Dans le langage populaire, ce concept revêt souvent une connotation juridique, prompte à discréditer des individus.
Eva Aeschimann, responsable de la communication chez AGILE.CH
La politique ou l’art du possible
En politique, souvent, tous les moyens sont bons pour avoir raison. Les discussions politiques autour de l’assurance invalidité montrent par exemple qu’avoir raison envers et contre tout importe souvent plus qu’œuvrer pour le meilleur. Dans une politique respectueuse, avoir toujours raison ne doit cependant jamais être un but en soi.
Stephan Hüsler, Président, AGILE.CH
La revue en ligne
Au sommaire de ce dossier de la revue Remaides Suisse :
- Le VIH et la catégorisation du risque
- Etre femme et séropositive en Suisse
- Les femmes qui aiment les femmes : invisibilité et prévention VIH/IST
- Femmes migrantes subsahariennes
- Du désir d’enfant à la maternité, étape par étape
- Témoignages
Ce numéro lance aussi un appel à participation pour une recherche sociologique menée par les Universités de Lausanne et Genève : « Vivre avec le VIH »
Dans le domaine de la santé, les difficultés de compréhension avec les migrants peuvent entraîner des problèmes allant jusqu’à l’administration de soins inadaptés. Les médecins, les infirmiers et les services sanitaires sont quotidiennement confrontés à des situations où les différences linguistiques et socioculturelles rendent la communication difficile. Les professionnels de la santé ont donc besoin des compétences et des connaissances leur permettant de relever ces défis.
La nouvelle formation continue en ligne « Interaction et qualité », créé par l’OFSP, est disponible gratuitement en français, en allemand et en italien. Elle fournit des exemples pratiques qui permettent de mieux comprendre la situation sanitaire de la population migrante et de supprimer les barrières linguistiques. Elle présente également les facteurs sociaux qui peuvent influencer le traitement et les soins administrés aux personnes migrantes.
L’outil de formation en ligne, élaboré en collaboration avec le corps médical et le personnel soignant, se compose de trois modules différents destinés aux médecins, aux infirmiers ainsi qu’au personnel soignant et au personnel d’accueil. Les médecins ayant suivi cette formation reçoivent des crédits de formation continue attribués par l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue.
Accéder à la formation en ligne
Suite à l’acceptation par le peuple de l’initiative « Un Jura aux salaires décents » en mars 2013, le Gouvernement a élaboré un avant-projet de loi instituant un salaire minimum unique de 19 fr. 25 de l’heure.
Le salaire de 19 fr. 25 de l’heure correspond au montant nécessaire pour vivre au sens de la législation sur les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI. Il faut savoir que la législation fédérale limite fortement la marge de manœuvre des cantons en matière de fixation d’un salaire minimum. Il doit s’agir d’un salaire "social" et non d’un salaire "économique". A côté de cela, la volonté des initiants de lutter contre les bas salaires devait également être respectée. Cela signifie que le salaire social retenu devait être d’un niveau suffisant pour remplir cet objectif.
Le Parlement sera saisi de ce dossier avant la fin de l’année 2014, à l’issue de la procédure de consultation qui vient de s’ouvrir. La loi devra être adoptée dans les deux ans suivant le vote populaire, soit au plus tard en mars 2015.
Concrètement :
Le rapport en format pdf
Réalisée en Suisse, l’étude révèle une large diffusion de médicaments potentiellement inappropriés aux patients âgés et confirme la dangerosité des « médicaments potentiellement inappropriés » (MPI) : les patients qui absorbent des MPI sont plus fréquemment hospitalisés.
Avec une absorption simultanée de plus de 3 MPI, la probabilité d’une hospitalisation est augmentée de 63% par rapport à des patients sans prescription de MPI. L’étude montre par ailleurs que le nombre de prescriptions de MPI est moins élevé chez les personnes assurées dans un modèle Managed Care que chez les souscripteurs d’une assurance traditionnelle.
Dans le cadre de son projet « Système de santé durable », l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) a confié cette étude à Oliver Reich, de la division des sciences de la santé de Helsana à Zurich, et Thomas Rosemann de l’Institut für Hausarztmedizin de l’Université de Zurich. Sur la base des données d’assurance de quatre caisses d’assurance maladie, l’étude consistait à examiner
L’échantillon analysé englobait presque 50’000 patients âgés d’un modèle de Managed Care. Au moins un MPI avait été prescrit à environ un quart des patients (22.5%). Les résultats, publiés dans PLOS One, confirment la nécessité de redoubler d’efforts dans le domaine de la sécurité des médicaments. Le fait que les patients Managed Care soient moins souvent exposés à des médicaments potentiellement inappropriés laisse supposer que la thérapie médicamenteuse est plus ciblée dans des modèles de prise en charge contrôlés.
Résumé de l’étude en ligne
Recension par Jean Martin, médecin de santé publique et bio-éthicien
Don d’organes, consentement et déchirements des proches
Le dernier roman de Maylis de Kerangal (1967) est l’histoire de Simon Limbres, surfeur passionné de 19 ans de la région du Havre (qui est celle de l’auteure). Il arrive en coma dépassé à l’hôpital de cette ville suite à un accident de la circulation. Kerangal fait vivre ce drame de manière très vraisemblable et prenante : le vécu de l’entourage et celui des médecins et autres soignants qui l’accueillent et cherchent sans succès à le sauver.
Du côté des soignants, on trouve surtout le patron du service de réanimation, une infirmière, et particulièrement l’infirmier coordinateur des prélèvements d’organes et de tissus (un des 300 de France), dont la formation et la fonction incluent « relations aux proches, psychologie, droit, dimension collective de la démarche (…) et, autre chose de plus complexe, ce tâtonnement singulier au seuil du vivant, le questionnement sur le corps humain et ses usages, l’approche de la mort et ses représentations ». Les deux parents sont remarquablement dépeints dans le drame qu’ils vivent et durant les quelques heures du parcours qui les fait accepter de faire de leur fils un donneur d’organes. De l’accident à la transplantation cardiaque dans une autre partie de la France, le roman se déroule en l’espace de vingt-quatre heures.
Réparer les vivants est très bien écrit, jamais long. Surtout, Kerangal a à l’évidence effectué un travail majeur de recherche sur le monde des urgences, de la réanimation et de la médecine de transplantation (y compris les procédures et gestes de prélèvement puis transplantation des organes - ce qui est décrit, souvent en détail, est solide). Les préoccupations des professionnels de santé sont bien exposées, leur souci du patient donneur potentiel comme de son entourage, avec la volonté de respecter pleinement leurs droits et intérêts - tout en ayant à l’esprit le problème du manque d’organes et l’intérêt général, ou pour le moins celui de centaines/milliers de personnes en attente d’organe.
C’est un de ces livres qui, tout en étant une fiction, illustrent remarquablement les diverses dimensions de questions médicales et de santé publique actuelles. Ceux qui s’intéressent à ces enjeux pratiques, psychologiques, éthiques et sociétaux seraient bien avisés de mettre ce livre à leur programme de lecture.
Dr Jean Martin, médecin
Plusieurs travaux ont utilisé les données de l’enquête Survey of Health Ageing and Retirement in Europe (SHARE) pour identifier les déterminants individuels de la perte d’autonomie. En 2012, un questionnaire spécifique ciblé sur les situations et les conditions de la fragilité a été ajouté à l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) de l’Institut français de recherche et documentation en économie de la santé.
Cette comparaison met en évidence de légères différences dans la prévalence de la fragilité obtenue entre les deux enquêtes utilisant des questions différentes, mais aussi au sein d’une même enquête (SHARE) avec des mesures dissemblables. En revanche, elle montre également une certaine homogénéité dans les déterminants de la fragilité et attestent attestent la présence d’inégalités sociales de fragilité.
L’étude en format pdf
Cet article fait le point sur les soins sous contrainte lors d’une entrée volontaire en hôpital psychiatrique, lors d’une perte de discernement, lors des trois jours de rétention prévu par le code civil, lors de traitements en urgences et, finalement, lors des Placements à des fins d’assistance. Extrait de la conclusion :
« Le Placement à des fins d’assistance (PAFA) ne peut poursuivre qu’un but de protection, de secours et de réconfort. De ce simple fait, le soin contraint doit être compris comme un moyen d’aider une personne qui souffre et non comme celui de la contraindre à faire ce que l’on estime bien pour elle. Pour respecter la loi, le soin contraint ne doit pas anéantir le but d’assistance qu’il est censé poursuivre. Or, l’objectif d’assistance ne peut en aucun cas être atteint par des soins perçus comme malintentionnés ou agressifs par un patient qui mettra ensuite toute son énergie à les fuir. On sait depuis longtemps que transgresser la volonté connue d’un patient discrédite la capacité de secours de l’institution et peut avoir pour résultat désastreux de détourner des personnes en détresse des ressources prévues pour elles. Il en découle que la poursuite du but d’assistance ne peut pas se faire dans la négation de la volonté connue d’une personne placée dans une institution en raison de sa souffrance.
Dans cette perspective, la liberté de choisir soi-même le traitement ne doit pouvoir être limitée que lorsqu’il n’existe aucun autre moyen permettant d’atteindre le but d’assistance du placement. Le choix du patient doit prévaloir chaque fois que possible. Dans tous les cas où le respect de sa volonté permet d’atteindre le but de protection et d’assistance que vise le placement, il faut s’en tenir à cette volonté. »
L’article complet dans la Lettre trimestrielle en format pdf
Extraits de l’interview :
« Depuis les années 1990, il existe un cadre international visant à donner une ligne directrice à la médecine pénitentiaire. Il y a des règles fondamentales à respecter, qui permettent notamment d’assurer la même qualité des soins en prison que celle garantie par l’assurance de base LAMal. Cela facilite notre travail et nous permet de mieux défendre les intérêts de nos patients et de l’institution, notamment dans les cas où l’on souhaiterait limiter les droits des détenus, comme l’accès aux soins ou la confidentialité. »
« Notre but, c’est d’offrir aux détenus la même qualité de soins qui est garantie à tout autre citoyen, bref, d’appliquer la même médecine que partout ailleurs, que ce soit au niveau somatique ou psychiatrique. Et ce non seulement dans un souci de respecter les droits de l’homme, mais également pour protéger la société. L’OMS avait d’ailleurs lancé le slogan : Good prison health is good public health. »
« Une interdiction des sorties voudrait dire qu’on se prive d’un outil important qui prépare le détenu à la réinsertion sociale. Chaque peine a une fin et il est dans l’intérêt premier de la société d’éviter la récidive. Nous devons donc tout faire pour permettre un retour dans la société civile et de soutenir les efforts dans ce sens. »
L’entretien sur le site de Migros Magazine.
Recension par Jean Martin
Ce livre est issu pour une bonne part du blog de Fluorette, 35 ans environ. Après avoir vécu et suivi ses études pas loin de la mer, elle s’est installée en cabinet de groupe en Alsace. Les quelques 80 vignettes qui constituent l’ouvrage sont de le même veine que « Juste après dresseuse d’ours », de Jaddo (Fleuve noir, 2011. Présentation sur REISO). On pense aussi au livre « Le Chœur des femmes » de Martin Winckler (Gallimard, 2011. Présentation sur REISO), dont l’héroïne-narratrice décrit son activité dans un centre de soins de premier recours. Le dynamisme, l’intérêt pour le métier, les difficultés, les moments de déprime, sont de la même nature, mais aussi les satisfactions et les joies, de fréquence variable.
« J’écris, dit Fluorette, pour tenter de décharger mes épaules du poids de mes journées et soigner mes insomnies. Pour avoir des avis sur certaines situations et exorciser mes angoisses (…) A l’hôpital, je n’appréciais pas la façon dont on traitait parfois les patients, sans respect pour leur pudeur, en s’indignant parfois qu’il puissent avoir un avis sur leur propre cas. »
Ses courts récits sont pour l’essentiel des descriptions de moments de l’activité quotidienne, en cabinet ou lors de visites à domicile (qui semblent encore nombreuses). Fluorette insiste sur une pratique fondée sur les preuves scientifiques, aussi en médecine de premier recours, mais elle ne néglige en rien l’accent mis sur la qualité de la relation et sur l’écoute. Toujours respectueuse du patient et du temps qu’elle lui consacre, elle illustre une pratique généraliste moderne, scientifique et relationnelle.
Elle est particulièrement attentive à limiter la polymédication, trop fréquente. « J’aime tenter d’arrêter des catastrophes médicamenteuses ancestrales. » Elle refuse les renouvellements de prescription sur un coin de bureau et insiste sur les règles de bonne pratique, notamment sur le fait que les antibiotiques ne sont pas « automatiquement » délivrés. L’auteure ne transige pas sur les principes d’une activité médicale à la fois de qualité et économique, dans le sens où elle condamne les artifices permettant d’élever indûment son revenu.
Ouvrage tonique et crédible, bien écrit, plein d’humanité et de sérieux, d’une professionnelle qui a choisi la médecine, et particulièrement la médecine générale, parce qu’elle aime les gens. Elle ne cache pas comment elle a été surprise, parfois secouée, par les lenteurs et complications répétées des relations avec les administrations, notamment celle de l’assurance-maladie.
Malgré les beautés du métier, Fluorette met en évidence les frustrations qui sont les siennes et celles de beaucoup de généralistes qui ont l’impression d’être considérés comme des confrères de seconde zone, géographiquement, professionnellement, sociétalement.
On espère que cet ouvrage n’échappera pas, en haut lieu, à la diligente attention des enseignants des facultés, des responsables des associations professionnelles, des planificateurs et autres conseillers techniques.
Jean Martin, médecin de santé publique
Consulter le Blog de Fluorette
Auteur·e·s : Stéphane Luyet (UEPP), Matthias Wicki (AS), Stephanie Stucki (AS), Beat Windlin (AS), Etienne Maffli (AS), Jean-Pierre Gervasoni (UEPP), Françoise Dubois-Arber (UEPP)
Cette analyse des besoins répond aux questions suivantes :
A partir d’« entretiens participants », comment comprendre le rapport de l’individu à son automobile ?
Dans ce livre, la parole est donnée aux automobilistes que l’on entend rarement.
Et l’on constate que l’automobiliste est un être « techno-bio-psycho-social ». En effet, dans la mesure où il apparaît comme un être individualisé (social), habitant l’espace intérieur de son automobile (techno) à travers différents états d’être et régimes d’engagement qui font intervenir aussi bien le corps (bio) que l’esprit (psycho).
Hervé Marchal : maître de conférences HDR en sociologie au sein du département de sociologie de l’université de Lorraine, intéressé par les questions urbaines, les banlieues, etc.
Lire le compte rendu d’Etienne Faugier sur le site Lectures de Liens Socio, publié le 22 juillet 2014.